Projets de tramways deux fois plus chers en Ile-de-France qu’en province, selon le Stif
Avec l'AFP | 27/11/2009 | Publié dans :
France
Les coûts des projets de tramways en Ile-de-France sont « plus de deux fois supérieurs » à ceux des projets de province, selon une note rédigée en septembre par le syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif).
Pour les tramways sur fer, le coût moyen au kilomètre, y compris le matériel roulant, calculé aux conditions économiques de janvier 2008, est de 23 millions d’euros par kilomètre en province et de 51,15 millions d’euros en Ile-de-France.
En Ile-de-France, le ratio le plus bas est de 35,2 millions d’euros au kilomètre pour le projet de tramway Villejuif-Athis-Mons et le plus élevé est de 73,7 millions d’euros pour le prolongement du T2 à Bezons.
Pour les tramways sur pneus, le coût moyen est de 17,7 millions d’euros au kilomètre pour les projets de Clermont-Ferrand et de Martinique et le coût moyen est de 38,6 millions d’euros au kilomètre pour les projets de tramways franciliens T5 et T6.
Le Stif a cherché à comprendre les écarts constatés. Pour les tramways sur fer en Ile-de-France, mis à part le cas particulier du T3 (tramway des maréchaux), le poste « acquisitions foncières » ne représente qu’entre 6 et 10% du montant global de l’opération.
En moyenne, le matériel roulant représente 15% du montant global de l’opération, et les aménagements des espaces publics 33%. Le volet transport, qui inclut les stations, représente en moyenne 46% du montant global.
Le Stif ne dispose pas de la même décomposition pour les projets de province.
Mais il souligne qu’en ne conservant que le volet transport, les ratios observés en Ile-de-France pour la plupart des opérations, restent « supérieurs au ratio global moyen des projets de province (23 millions d’euros par kilomètre), qui comprennent pourtant les postes acquisitions foncières, aménagements des espaces publics et matériel roulant ».
« En conséquence, les arguments souvent présentés du coût du foncier et des aménagements urbains de plus grande qualité, ne sauraient expliquer un surcoût du système de transport », estime le Stif, autorité organisatrice des transports en Ile-de-France.
Le syndicat admet que « les coûts du BTP sont 5 à 10% plus élevés en Ili-de-France qu’en province », qu’il s’agit donc d’une « piste d’explication », mais qu’ »elle paraît peu conséquente ».