ActualitéFINANCES Emprunts « toxiques » : les banques doivent prendre leur part de risquesCinq élus ont alerté le 10 novembre le gouvernement sur la situation critique de certaines collectivités en matière d’endettement et exigé que l’Etat, comme les établissements bancaires, tirent leurs responsabilités des conséquences de la déréglementation du marché des prêts aux collectivités. Le député et président du conseil général de Seine Saint-Denis, Claude Bartolone (PS), va demander que les banques reprennent à leur compte les intérêts des emprunts dits « toxiques » contractés par les collectivités locales. « Je vais déposer un amendement pour que les taux d’intérêts supportés par les collectivités locales se retrouvent dans le bilan des banques », a-t-il déclaré. Son amendement pourrait être déposé dans le cadre du collectif budgétaire de fin d’année ou d’un futur projet de loi sur la régulation, a-t-il précisé. « J’ai des propositions des banques, mais des propositions sérieuses, non », a dit Claude Bartolone, qui envisage une plainte au civil pour « défaut de conseils à des clients non-initiés ». Annulation du contrat Le taux des emprunts « toxiques » dépend de plusieurs critères : « Ma politique d’investissement pour l’année prochaine est liée à la parité yen/dollar », a constaté le maire PS d’Asnières, Sébastien Pietrasanta. |