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ENVIRONNEMENT

La présentation du plan Algues vertes suscite critiques et questions en Bretagne

Avec l'AFP | 03/02/2010 | Publié dans : France

Le gouvernement a présenté, le 3 février, en conseil des ministres les grandes lignes de son plan contre les algues vertes, avec des mesures qui ont été immédiatement critiquées à la fois par les agriculteurs et les environnentalistes de Bretagne.

Face au fléau qui envahit chaque été depuis près de 40 ans certaines baies bretonnes, ce plan, qui représente un montant de 134 millions d’euros sur la période 2010-2014, a pour premier objectif d’assurer une gestion irréprochable des algues vertes qui sont échouées en améliorant leur ramassage et leur traitement, a expliqué le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel.

Le gouvernement s’était saisi du problème après l’émoi suscité, en juillet dernier, par la mort subite d’un cheval et le malaise de son cavalier sur une plage des Côtes-d’Armor. Son but affiché est « de supprimer tout risque sanitaire et de réduire les nuisances ».

Présentées par le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire et la secrétaire d’Etat à l’Ecologie Chantal Jouanno, les mesures visent aussi à « réduire les flux de nitrate vers les côtes », notamment en « modifiant les pratiques agricoles », en mettant en place la « traçabilité des flux d’azote » ainsi qu’en « renforçant les contrôles ».
Un dernier volet prévoit enfin « d’améliorer les connaissances sur le phénomène de prolifération des algues vertes et sur les moyens de leurs valorisation ».

Sans attendre les détails du plan qui seront présentés le 5 février à Rennes par M. Le Maire et Mme Jouanno, les réactions ont fusé.
Agriculteurs et environnementalistes se retrouvent sur un point en déplorant l’absence de concertation : ce n’est pas notre plan, c’est le plan du gouvernement, dénoncent les deux parties qui avaient en revanche été associées aux travaux menés par la mission interministérielle à l’automne dernier en vue d’établir le rapport qui a servi de base au plan.

Les agriculteurs impliquent les collectivités
Par la voix du CAP (Comité pour une agriculture positive), une structure récente émanant des organismes professionnels majoritaires, les agriculteurs, inquiets de devoir supporter de nouvelles contraintes dans un contexte économique déjà difficile, ont tenté d’allumer des contre-feux.
Ils ont insisté, lors d’une conférence de presse, sur la co-responsabilité des collectivités vis à vis des algues vertes, évoquant stations d’épuration pas aux normes et assainissement insuffisant, par la voix de Laurent Kerlir, président de la FRSEA (Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles).
Le CAP a également insisté sur la nécessité de nouvelles études menées par des scientifiques indépendants et neutres pour déterminer les mesures les plus efficaces pour les baies concernées.

Pour les associations, les questions majeures restent sans réponse : la priorité est-elle donnée à la prévention ou à la gestion curative des algues vertes ?, s’interroge Eau et Rivières. L’Etat va-t-il enfin prendre ses responsabilités dans le domaine réglementaire, poursuit l’association, évoquant notamment les extensions d’élevage hors sol accordées par les préfectures.
Les ministères de l’Agriculture et de l’Ecologie n’ont pas encore établi le lien entre environnement et production. Les deux doivent aller de pair. Tant qu’on les dissociera, ça n’ira pas, a assuré Michel Guillemot, président de « Halte aux marées vertes ».
Selon lui, il faut une véritable révolution des pratiques agricoles tout en préservant la première force économique de la région

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windupjp

4 février 2010

La première force économique de la région est la première force de polution de la région. A voir qui va l'emporter !!

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