ActualitéDROIT DE RETRAIT Retenues sur salaires : les professeurs de Chérioux crient à « l’acharnement »
Avec l'AFP | 22/02/2010 | Publié dans : France
Les enseignants du lycée Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) ont dénoncé le 22 février 2010, dans un communiqué, l'"acharnement" du rectorat qui a, selon eux, accéléré la procédure de retenues sur salaires consécutive à leurs dix jours d'arrêt de travail. Ces enseignants avaient cessé les cours le 3 février après l’agression d’un élève en invoquant le « droit de retrait » qui permet à un fonctionnaire confronté à un danger « imminent » d’arrêter le travail sans s’exposer à des pénalités. Les cours ont repris le 15 février. Selon le rectorat de l’académie de Créteil, seuls deux des dix jours d’arrêt de travail relèvent de ce droit de retrait, les autres s’assimilant à des journées de grève non-payées. « Le rectorat de Créteil a accéléré la procédure », dénoncent les enseignants : « les personnels de ce lycée qui se sont mobilisés vont subir des retenues sur salaires très importantes dès février ». D’après Sabine Contrepois, professeur à Chérioux, les retenues sur salaires sont d’ordinaire déduites le mois suivant les arrêts de travail. « Cet acharnement est absolument scandaleux » et « témoigne bien de la duplicité » du ministre de l’Education nationale Luc Chatel, affirment les enseignants qui ont lancé une pétition en ligne pour faire reconnaître leur droit de retrait, à l’adresse www.petitionduweb.com/pour_la_reconnaissance_du_droit_de_retrait_-6330.htlm. Le rectorat récuse tout acharnement et juge la procédure « habituelle ». « Quand il y a des arrêts de travail avant le 15 du mois, les retenues sur salaires sont déduites immédiatement », affirme une porte-parole. De 60 à 471 euros, le reste le mois suivant Dès le début de la mobilisation, les enseignants ont été informés que leurs arrêts de travail ne seraient pas tous assimilés à un droit de retrait, ajoute-t-elle. Entre une et cinq journées ont été retenues en février selon la situation de chaque professeur, soit une somme allant de 60 à 471 euros, et le reste le sera « le mois suivant », a précisé la porte-parole. Les enseignants du lycée Guillaume-Apollinaire de Thiais (Val-de-Marne) ont également invoqué leur droit de retrait en cessant les cours la semaine dernière après l’agression d’un élève. |