La municipalité de La Couronne (Charente), près d'Angoulême, a décrété la commune "ville morte" le 8 mars 2010 pour protester contre l'annonce de 32 licenciements dans la papeterie Cepap, un gros employeur local, a-t-on appris auprès du maire Jean-François Dauré.
Une manifestation, à l’appel de la mairie et de la CGT, a rassemblé entre 450 personnes, selon la préfecture, et « 800 à 1.000″, selon la CGT, pour protester contre des licenciements prévus dans cette entreprise de 340 salariés, spécialisée dans la fabrication d’enveloppes, a expliqué le maire, également conseiller général.
« Le groupe se propose de licencier près de 10% des effectifs bien qu’il soit rentable, c’est indécent. C’est une entreprise emblématique. C’est la cohésion du territoire qui est en jeu », a estimé M. Dauré, en précisant que la manifestation avait rassemblé plusieurs élus locaux ainsi que des salariés d’autres entreprises implantées dans le canton.
Les magasins de La Couronne et de Roullet-Saint-Estèphe, une commune voisine, étaient invités à rester fermés dans le cadre d’une opération « ville morte », selon l’élu.
Selon Alfredo Monteiro, délégué CGT, qui a dénoncé « un plan par anticipation » de la direction, des débrayages ont aussi eu lieu sur le site de la Cepap (ex-Papeteries de La Couronne), qui appartient aujourd’hui à un groupe espagnol, Toma.
La direction s’est refusée à tout commentaire.