ActualitéBIODIVERSITÉ La ville de Montpellier lance un plan pour la biodiversité
S. Brouillet | 09/03/2010 | Publié dans : Régions
Adopté à l’unanimité, le plan de quatre ans prévoit des actions de sensibilisation et de mobilisation des Montpelliérains sur la faune et la flore locales, ainsi que la prise en compte de la biodiversité dans l’aménagement urbain. La ville de Montpellier lance un plan 2010-2014 pour la biodiversité, afin que «la nature ait droit de cité en ville, explique Michaël Delafosse, adjoint au maire délégué à l’action culturelle, à la culture scientifique et technique. Nous souhaitons que l’écosystème urbain ne soit plus destructeur, mais protecteur, voire créateur, de biodiversité». Ce plan a été adopté à l’unanimité au conseil municipal de février et présenté en détail le 9 mars. La ville cherche à mobiliser les Montpelliérains : elle les incite à devenir acteurs en participant à un Atlas de la biodiversité qui sera relié au SIG du site Internet de la commune, ou à faire partie de réseaux d’observateurs de la faune et de la flore, lancés en avril avec Sciences pour tous… Nous cherchons à nous appuyer sur les sciences citoyennes, note le directeur de la direction Paysage et Nature Philippe Croze. Quarante associations seront présentes à la 2e Fête de la biodiversité les 21 et 22 mai. Grand concours photographique La ville organisera à cette occasion un grand concours photographique. Elle ouvrira au printemps un lieu pédagogique sur la faune sauvage, le «centre Darwin», au parc zoologique du Lunaret et installera 300 nichoirs à mésanges dans les parcs et les écoles, en liaison avec le CNRS. Montpellier travaille aussi sur l’environnement et l’aménagement urbain. Selon Serge Fleurence, premier adjoint au maire délégué à la qualité de l’espace public, la ville va rechercher la labellisation écologique de ses espaces verts (label Eve). Elle a aussi confié une étude au paysagiste Gilles Clément, spécialiste du « tiers paysage » (espaces où l’homme abandonne l’évolution du paysage à la seule nature) sur la valorisation des friches municipales, «qui représentent un réservoir de biodiversité». Elle a déjà créé un agriparc de 18 hectares au sein de deux quartiers récents, où elle cultive miel, vin et bientôt huile bio. Serge Fleurence a également indiqué que la conception des nouvelles ZAC, dont le référentiel est en cours de réalisation, comprendra des critères liés à la biodiversité. |