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LOGEMENT

Christine Boutin ne veut pas de moratoire des expulsions locatives

Avec l'AFP | 17/03/2009 | Publié dans : France

Christine Boutin, ministre du Logement, ne veut pas d’un moratoire des expulsions locatives que demandent les associations d’aide aux mal-logés, considérant que c’est une «prime pour les gens de mauvaise foi», a-t-elle dit le 16 mars sur LCI.

Elle préfère recourir à l’intermédiation locative qui est, selon elle, un «contrat gagnant-gagnant entre locataires et propriétaires». Ce contrat d’intermédiation locative permet de maintenir dans les lieux les occupants défaillants mais de bonne foi d’un logement, le loyer étant payé au propriétaire par une association.
Les fonds de ces associations d’aide aux mal-logés proviennent de subventions publiques, qui sont «suffisantes» grâce aux crédits supplémentaires de 1,8 milliard d’euros au titre du plan de relance, a-t-elle précisé.

Interrogée sur les «solutions de remplacement» en cas d’expulsion, elle affirme préférer le maintien dans les lieux, et ajoute que pour «les personnes de mauvaise foi», ce sera l’hébergement (en foyer ou hôtel).
Il n’est pas prévu, a-t-elle encore déclaré, d’augmenter les aides personnelles au logement (APL), ce qui est une des demandes des associations.

Les préfets attendent
Les associations se sont mobilisées depuis plusieurs jours pour protester contre les expulsions locatives, à l’occasion de la fin de la trêve hivernale.
Le16 mars au matin, on ne signalait pas d’expulsion, de nombreux préfets ayant effectivement demandé que les familles restent dans les lieux aussi longtemps qu’il n’y aurait pas de solution de relogement. D’autres préfets ont différé toutes les décisions d’expulsions, certains pour une semaine d’autres pour une durée non précisée, également pour avoir le temps de trouver des solutions.

Selon le ministère de l’Intérieur, les préfets ont autorisé en 2007 (dernière statistique connue) 28.021 expulsions de logements mais 11.322 expulsions ont été effectivement réalisées, les autres dossiers ayant fait l’objet entre temps de départs à l’amiable ou de relogements.

Pour en savoir
Consultez notre article du 12 mars «Christine Boutin veut « faire tomber en désuétude la date du 15 mars »» et du 13 mars «La mairie de Paris demande un moratoire sur les expulsions locatives»

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