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AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

Lorraine. Le conseil général de la Meuse veut une « armée pérenne » dans le département

Avec l'AFP | 25/08/2008 | Publié dans : Régions

Le conseil général de la Meuse, réuni le 25 août en séance extraordinaire à Bar-le-Duc, a demandé à l’Etat une « pérennisation de la présence militaire dans le département » alors que la réforme des armées y prévoit la dissolution d’un régiment et le départ de 1.100 militaires. « Les mesures envisagées par le plan de réforme des armées constituent un coup d’arrêt à notre développement qui reste fragile », a estimé le président (UMP) de l’assemblée départementale meusienne, Christian Namy, en ouvrant les débats auxquels avaient été invités les députés et sénateurs du département ainsi que le président (PS) du conseil régional de Lorraine, Jean-Pierre Masseret.
La réorganisation des armées annoncée en juillet par le Premier ministre, François Fillon, prévoit la dissolution d’ici à 2011 du 8e régiment d’artillerie (RA) de Commercy (920 hommes) et la suppression de 220 des 700 militaires formant les effectifs des 1er et 2e régiments de chasseurs de Thierville.
« La dissolution annoncée du 8e RA constitue une catastrophe socio-économique pour ma ville qui va perdre 2.000 de ses 7.000 habitants », a estimé le maire de Commercy, Bernard Muller. L’élu a demandé qu’un « régiment équivalant » soit installé dans sa ville en qualifiant de « marché de dupes » les compensations promises par le gouvernement aux collectivités touchées par les restructurations projetées.
« La Meuse n’est pas maltraitée » par la réforme des armées, lui a répondu Gérard Longuet, sénateur (UMP) de la Meuse, en rappelant qu’avec 200.000 habitants, le département ne représente que 0,3% de la population nationale alors que 6% des forces opérationnelles y sont stationnés.

Le conseil général doit se prononcer, le 4 septembre, en session ordinaire sur la « riposte » à apporter au plan du gouvernement, a annoncé Christian Namy. En mai, l’assemblée départementale avait voté une motion conditionnant l’acceptation des travaux au laboratoire de Bure (Meuse), où est étudiée la faisabilité du stockage sous-terrain des déchets nucléaires, au maintien des militaires du 8e RA à Commercy.

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